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Discours d'investiture du Président du parti pour les élections 2007...
Cellule Communication du RPM - 2007-02-07 12:38:57

11/2/2007
 
Bismilahi Rahmani Rahim !

Aouzou bilaï mina cheitane ragim !

Allah k’anben sababa ma !

Chers amis de tous les horizons !

Permettez que j’observe tous protocoles en vous unissant tous dans un égal hommage de reconnaissance et de gratitude pour l’intérêt et la grande considération que votre présence insigne manifeste à l’endroit du Rassemblement Pour le Mali (R.P.M.)
Chers amis, chers sympathisants, chers militants et cadres.
Distingués invités, très cordiale bienvenue à toutes et à tous à ce grand rendez-vous, avec l’histoire : celle de notre jeune parti, mais également et ce n’est point vanité, avec l’histoire de notre cher et beau pays, le Mali.
Nous l’avions annoncé et nous le ferons, inch’Allah.
Le R.P.M. sera présent, inch’Allah, aux élections présidentielles d’Avril 2007.

Il le sera par mission et par devoir.
Oui, par mission, s’il est vrai que l’objectif premier, fondamental de tout parti politique est la conquête du pouvoir politique pour mettre en œuvre le projet de société qu’il propose à ses concitoyens et appliquer le programme qui doit le traduire en réalités concrètes.
La décision entérinée par le présent congrès et suivie par la désignation du candidat de notre parti aux élections présidentielles respecte la volonté de tout le peuple du R.P.M. d’être acteur de son propre destin.

Au-delà, elle confirme la qualité de parti démocratique et régi comme tel qu’est le R.P.M.
C’est donc un parti serein, regroupé, compact comme jamais, après des débats approfondis, francs, et sincères qui s’offre à servir avec foi, abnégation et total engagement le peuple libre et digne du Mali.

Oui du Mali digne et fier de son passé, de son passé de gloire et de présence de qualité au monde : passé de lumière avec lequel, nous souhaitons ardemment le réconcilier.
Il ne s’agit pas, il ne s’agira pas, pour ce faire, de dresser un catalogue d’infrastructures à construire, d’équipements agricoles à distribuer pour réussir un douteux « remake » du miracle indien ou malaysien , non, il s’agira pour nous d’avoir une vision qui tienne compte de l’état réel actuel de notre pays, de notre environnement du monde, bref de l’ensemble de ces relations internationales complexes sans l’intelligence réelle desquelles, l’on ne pourra jamais développer ce pays en termes de croissance durable et soutenable, profitable à l’ensemble national, surtout aux plus faibles.

Grand et vieux pays de l’Afrique Occidentale, carrefour de civilisations fondatrices d’entités prestigieuses, le Mali sait l’Etat depuis le 11ème siècle, date de la création du premier Etat fondé et géré par des Africains. Ce fut l’empire du Ghana. Ce premier Etat africain et noir a émerveillé les historiens par son haut degré d’organisation et sa présence rapidement acquise dans le monde d’alors.

L’Etat malien qui suivra ne sera pas en reste et poursuivra l’élargissement des relations internationales de notre pays. Cet Etat fut également remarquable par son organisation et son autorité.
L’Etat n’est donc pas une création coloniale au Mali. C’est bien, nous souvenant de tout cela que lorsque nous fûmes conviés aux affaires au niveau que chacun sait, nous avons partagé avec le Président KONARE le souci d’un redressement rapide de l’Etat et de son autorité.

Une autorité fondée sur le droit et le dialogue permanent avec le peuple, notamment à travers un système de concertations générales à l’échelon national et à celui régional.
Un Etat bien campé dans son rôle de sécurisation des personnes et de leurs biens, régulateur du champ économique sans en être acteur d’aucune façon, d’égal partage au seul bénéfice de tous les fils du pays, un Etat non populiste et surtout repoussant toute démagogie antinomique, avec une gestion moderne.
Enfin un Etat fondé solidement sur le règne du droit. En sorte qu’il suffise de le dire pour assurer l’harmonie sociale et la quiétude politique et économique. Un Etat impartial et non partisan.
Voila l’Etat que nous avons essayé de construire et dont nous sommes fiers d’avoir posé les fondations.
Assurément un Etat non patrimonialiste. Voilà la tache à laquelle nous convions de nouveau l’ensemble national car aujourd’hui un tel Etat n’existe plus au Mali.
Il n’est que de regarder notre télévision nationale pour se demander sous quels cieux nous nous trouvons.
Le combat des démocrates maliens, des patriotes au long des décennies de luttes acharnées est aujourd’hui galvaudé. Nous avons osé la question à l’époque, lancinante, murmurée et non dite : où en est la prétendue démocratie malienne aujourd’hui ?
Après les derniers évènements survenus dans notre vie politique nationale, il est loisible à chacun d’y répondre selon son inclination.
Ce qui est sûr et évident pour tout citoyen, c’est la difficulté à comprendre et à admettre que d’être simplement candidat à une élection, fut-elle présidentielle, puisse faire d’un parti et de son candidat des ennemis jurés à combattre et à essayer d’abattre par tous les moyens.

Cela relève plutôt des pratiques chères à des régimes qui se trouvent aux antipodes de la démocratie.
Plébiscite ?
Pourquoi notre peuple serait il appelé à plébisciter un système dont il se rend compte avec clarté qu’il a profité de circonstances historiques particulière- ment favorables pour lui imposer une imposture démocratique. Voilà la tache, voici la mission.
Redresser l’Etat, lui rendre son crédit, son autorité et fonder un véritable et non factice Etat de droit.
Respecter son peuple, le considérer, ce n’est pas en cédant de manière volontariste et populiste à toute requête à la faveur de rencontres de fortune et lui donner ainsi le faux sentiment qu’on l’aime et qu’on serait prêt, pour lui complaire, à faire fi de toute organisation et méthode, de toute programmation exigée par une gestion moderne, démocratique et efficiente de la chose publique.

Aimer son peuple, le considérer, mieux, le respecter, c’est accepter qu’il s’exprime à l’instar des peuples libres du monde, sans contraintes ni pressions, sans intervention d’une quelconque sécurité dite d’Etat.

Aimer son peuple, le considérer, mieux, le respecter, c’est accepter d’organiser dans des conditions de clarté et de transparence absolues, toute consultation devant décider de son destin.

Aimer son peuple, le considérer, mieux, le respecter, c’est lui dire la vérité en toutes circonstances, c’est reconnaître à leur juste mérite, les résultats des luttes des travailleurs pour l’amélioration de leurs conditions de vie. C’est refuser tout patrimonialisme qui consiste en l’occurrence à se les approprier.
Fort heureusement, dans ce domaine, le monde du travail de notre pays a été à bonne école et n’hésite pas à redresser la vérité quand nécessaire.

Chers amis, chers invités,
Pour qu’un pays compte aujourd’hui comme hier, il se doit d’avoir des ressources humaines à hauteur de souhait.
Que dire de l’école aujourd’hui ?
Que dire de la formation de nos cadres aujourd’hui ?
Il ne s’agit pas de rendre l’école muette, de décréter la paix scolaire pour se donner l’illusion d’avoir remis l’école à l’école et d’avoir la garantie désormais d’une formation de qualité. Loin s’en faut !
Et c’est une véritable tragédie que notre pays vivra si de véritables et profonds changements ne s’opéraient pour faire de l’école, un véritable outil de préparation à la vie active et citoyenne, et à la rude et impitoyable compétition internationale.
Dans le cours de la campagne, nous reviendrons sûrement sur ce thème si angoissant de l’école et de la qualité de nos ressources humaines.
Chers amis, si je ne craignais de trop vous peser, j’évoquerais beaucoup d’autres thèmes que nous aurons à développer plus tard.
Qu’il nous suffise après le nécessaire sursaut de redressement institutionnel et de l’école de vous dire deux mots sur d’autres fondamentaux : la santé, l’agriculture, l’élevage et la pêche entre autres.
Il n’est pas normal que de nombreuses maliennes perdent encore en ce 21ème siècle, la vie, en la donnant.
Il n’est pas normal que la malnutrition, les maladies hydriques et d’autres parfaitement maîtrisables car préventives, fassent encore des victimes dans notre pays.
Pourtant que n’avons-nous entendu et que n’entendons-nous autour de différentes campagnes conduites aux fins d’éradication des grandes pathologies ?
Comme partout, l’Homme est la première ressource, la première richesse du Mali. Son sort doit faire l’objet de tous les soins pour son bien être physique, mental, intellectuel, professionnel et social.
C’est là un impératif de survie nationale.
Dans le domaine du développement, de fortes et nobles ambitions ont été proclamées. Cela est sûrement louable mais nous aurions été rassurés qu’elles fussent accompagnées d’égales ambitions en matière de préservation de l’environnement, de protection de notre fragile écosystème et de lutte résolue et méthodique contre l’avancée du désert et la raréfaction des ressources hydriques.
En visite récente au Mali, le Président du Parlement Européen, Joseph Borrel FONTELES a poussé un vigoureux cri d’alarme par rapport à la très prochaine accélération de la dégradation de l’écosystème des régions sahéliennes et sahélo-sahariennes.
La prise en compte de telles préoccupations rassurerait sur la conscience effective de la nécessité impérieuse des mesures nécessaires pour la sauvegarde de notre fragile environnement et en tous cas, garantirait au moins la possibilité de poursuite heureuse de nos activités dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, et de la pêche, activités vitales pour notre économie nationale.
Il serait vain de couvrir tout le pays d’équipements agricoles, d’en doter chaque paysan malien, si la terre nourricière n’existait plus.
Il s’agit donc ici aussi non pas de donner dans les actions d’éclat, d’adhésion électorale facile, mais de dire la vérité au monde rural, de l’organiser et de le former pour sauvegarder son bien le plus précieux : la terre.
Chers amis, je pourrais poursuivre encore longtemps sur des sujets de très vives préoccupations qui, s’il en était besoin, justifieraient à souhait l’engagement du R.P.M. aux cotés de notre peuple pour l’édification d’une démocratie enfin digne de son passé, et de tout son parcours historique contemporain, de la construction d’un Etat de droit véritable et non sa caricature, d’une économie moderne, gérée de manière orthodoxe et efficiente et non par à-coups spectaculaires.
Enfin, chers amis, chers militants, chers sympathisants.
Au moment ou le parti R.P.M. vient de nous investir solennellement pour porter ses couleurs d’espoir, de vie et d’un autre demain, je vous demande à toutes et à tous, d’implorer Allah Soub’hana Wat’Allah pour qu’il fortifie nos frêles épaules par toutes vos ardentes prières,
afin que je puisse conduire avec dignité et compétence votre quête d’un demain meilleur.
Je souhaite une campagne à hauteur de la réputation de notre peuple et de notre pays, de l’humanisme Soudanien nourricier et fécond pour qu’avec les autres acteurs qui seront concernés, nous puissions éclairer avec calme, respect et considération réciproque, le vaillant peuple du Mali sur nos projets respectifs.
Il serait hautement souhaitable, que des débats utiles soient instaurés à la télévision pour des échanges sûrement éclairants entre candidats.
Le projet démocratique malien devrait pouvoir relever un tel défi qui n’est qu’une pratique réputée normale dans toute démocratie de bon aloi.
Aidez-nous ! Aidez-vous !
Aidez-moi à faire en sorte que nous retrouvions notre trajectoire et que nous maintenions notre unité nationale contre les dérives régionalistes auxquelles nous assistons aujourd’hui.
Voyez où risque d’aller notre grand et beau pays par rapport à ce que nous souhaitons qu’il redevienne pour le plus grand bonheur de tous ses enfants.
Qu’Allah Soub’hana Wat’Allah protège et préserve le Mali !
Merci à toutes et à tous.
A Salamaleïkoum ramatoulaye t’Allah wa barakatouhou !
Allah k’a tigné dèmè !
Vive le Mali éternel !
Vive le R.P.M. pour y jouer tout son rôle !






 

 

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