| Bismilahi Rahmani Rahim ! Aouzou bilaï mina cheitane ragim !
Allah k’anben sababa ma !
Chers amis de tous les horizons !
Permettez que j’observe tous protocoles en vous unissant tous dans
un égal hommage de reconnaissance et de gratitude pour l’intérêt
et la grande considération que votre présence insigne manifeste
à l’endroit du Rassemblement Pour le Mali (R.P.M.)
Chers amis, chers sympathisants, chers militants et cadres.
Distingués invités, très cordiale bienvenue à
toutes et à tous à ce grand rendez-vous, avec l’histoire
: celle de notre jeune parti, mais également et ce n’est
point vanité, avec l’histoire de notre cher et beau pays,
le Mali.
Nous l’avions annoncé et nous le ferons, inch’Allah.
Le R.P.M. sera présent, inch’Allah, aux élections
présidentielles d’Avril 2007.
Il le sera par mission et par devoir.
Oui, par mission, s’il est vrai que l’objectif premier, fondamental
de tout parti politique est la conquête du pouvoir politique pour
mettre en œuvre le projet de société qu’il propose
à ses concitoyens et appliquer le programme qui doit le traduire
en réalités concrètes.
La décision entérinée par le présent congrès
et suivie par la désignation du candidat de notre parti aux élections
présidentielles respecte la volonté de tout le peuple du
R.P.M. d’être acteur de son propre destin.
Au-delà, elle confirme la qualité de parti démocratique
et régi comme tel qu’est le R.P.M.
C’est donc un parti serein, regroupé, compact comme jamais,
après des débats approfondis, francs, et sincères
qui s’offre à servir avec foi, abnégation et total
engagement le peuple libre et digne du Mali.
Oui du Mali digne et fier de son passé, de son passé de
gloire et de présence de qualité au monde : passé
de lumière avec lequel, nous souhaitons ardemment le réconcilier.
Il ne s’agit pas, il ne s’agira pas, pour ce faire, de dresser
un catalogue d’infrastructures à construire, d’équipements
agricoles à distribuer pour réussir un douteux « remake
» du miracle indien ou malaysien , non, il s’agira pour nous
d’avoir une vision qui tienne compte de l’état réel
actuel de notre pays, de notre environnement du monde, bref de l’ensemble
de ces relations internationales complexes sans l’intelligence réelle
desquelles, l’on ne pourra jamais développer ce pays en termes
de croissance durable et soutenable, profitable à l’ensemble
national, surtout aux plus faibles.
Grand et vieux pays de l’Afrique Occidentale, carrefour de civilisations
fondatrices d’entités prestigieuses, le Mali sait l’Etat
depuis le 11ème siècle, date de la création du premier
Etat fondé et géré par des Africains. Ce fut l’empire
du Ghana. Ce premier Etat africain et noir a émerveillé
les historiens par son haut degré d’organisation et sa présence
rapidement acquise dans le monde d’alors.
L’Etat malien qui suivra ne sera pas en reste et poursuivra l’élargissement
des relations internationales de notre pays. Cet Etat fut également
remarquable par son organisation et son autorité.
L’Etat n’est donc pas une création coloniale au Mali.
C’est bien, nous souvenant de tout cela que lorsque nous fûmes
conviés aux affaires au niveau que chacun sait, nous avons partagé
avec le Président KONARE le souci d’un redressement rapide
de l’Etat et de son autorité.
Une autorité fondée sur le droit et le dialogue permanent
avec le peuple, notamment à travers un système de concertations
générales à l’échelon national et à
celui régional.
Un Etat bien campé dans son rôle de sécurisation des
personnes et de leurs biens, régulateur du champ économique
sans en être acteur d’aucune façon, d’égal
partage au seul bénéfice de tous les fils du pays, un Etat
non populiste et surtout repoussant toute démagogie antinomique,
avec une gestion moderne.
Enfin un Etat fondé solidement sur le règne du droit. En
sorte qu’il suffise de le dire pour assurer l’harmonie sociale
et la quiétude politique et économique. Un Etat impartial
et non partisan.
Voila l’Etat que nous avons essayé de construire et dont
nous sommes fiers d’avoir posé les fondations.
Assurément un Etat non patrimonialiste. Voilà la tache à
laquelle nous convions de nouveau l’ensemble national car aujourd’hui
un tel Etat n’existe plus au Mali.
Il n’est que de regarder notre télévision nationale
pour se demander sous quels cieux nous nous trouvons.
Le combat des démocrates maliens, des patriotes au long des décennies
de luttes acharnées est aujourd’hui galvaudé. Nous
avons osé la question à l’époque, lancinante,
murmurée et non dite : où en est la prétendue démocratie
malienne aujourd’hui ?
Après les derniers évènements survenus dans notre
vie politique nationale, il est loisible à chacun d’y répondre
selon son inclination.
Ce qui est sûr et évident pour tout citoyen, c’est
la difficulté à comprendre et à admettre que d’être
simplement candidat à une élection, fut-elle présidentielle,
puisse faire d’un parti et de son candidat des ennemis jurés
à combattre et à essayer d’abattre par tous les moyens.
Cela relève plutôt des pratiques chères à
des régimes qui se trouvent aux antipodes de la démocratie.
Plébiscite ?
Pourquoi notre peuple serait il appelé à plébisciter
un système dont il se rend compte avec clarté qu’il
a profité de circonstances historiques particulière- ment
favorables pour lui imposer une imposture démocratique. Voilà
la tache, voici la mission.
Redresser l’Etat, lui rendre son crédit, son autorité
et fonder un véritable et non factice Etat de droit.
Respecter son peuple, le considérer, ce n’est pas en cédant
de manière volontariste et populiste à toute requête
à la faveur de rencontres de fortune et lui donner ainsi le faux
sentiment qu’on l’aime et qu’on serait prêt, pour
lui complaire, à faire fi de toute organisation et méthode,
de toute programmation exigée par une gestion moderne, démocratique
et efficiente de la chose publique.
Aimer son peuple, le considérer, mieux, le respecter, c’est
accepter qu’il s’exprime à l’instar des peuples
libres du monde, sans contraintes ni pressions, sans intervention d’une
quelconque sécurité dite d’Etat.
Aimer son peuple, le considérer, mieux, le respecter, c’est
accepter d’organiser dans des conditions de clarté et de
transparence absolues, toute consultation devant décider de son
destin.
Aimer son peuple, le considérer, mieux, le respecter, c’est
lui dire la vérité en toutes circonstances, c’est
reconnaître à leur juste mérite, les résultats
des luttes des travailleurs pour l’amélioration de leurs
conditions de vie. C’est refuser tout patrimonialisme qui consiste
en l’occurrence à se les approprier.
Fort heureusement, dans ce domaine, le monde du travail de notre pays
a été à bonne école et n’hésite
pas à redresser la vérité quand nécessaire.
Chers amis, chers invités,
Pour qu’un pays compte aujourd’hui comme hier, il se doit
d’avoir des ressources humaines à hauteur de souhait.
Que dire de l’école aujourd’hui ?
Que dire de la formation de nos cadres aujourd’hui ?
Il ne s’agit pas de rendre l’école muette, de décréter
la paix scolaire pour se donner l’illusion d’avoir remis l’école
à l’école et d’avoir la garantie désormais
d’une formation de qualité. Loin s’en faut !
Et c’est une véritable tragédie que notre pays vivra
si de véritables et profonds changements ne s’opéraient
pour faire de l’école, un véritable outil de préparation
à la vie active et citoyenne, et à la rude et impitoyable
compétition internationale.
Dans le cours de la campagne, nous reviendrons sûrement sur ce thème
si angoissant de l’école et de la qualité de nos ressources
humaines.
Chers amis, si je ne craignais de trop vous peser, j’évoquerais
beaucoup d’autres thèmes que nous aurons à développer
plus tard.
Qu’il nous suffise après le nécessaire sursaut de
redressement institutionnel et de l’école de vous dire deux
mots sur d’autres fondamentaux : la santé, l’agriculture,
l’élevage et la pêche entre autres.
Il n’est pas normal que de nombreuses maliennes perdent encore en
ce 21ème siècle, la vie, en la donnant.
Il n’est pas normal que la malnutrition, les maladies hydriques
et d’autres parfaitement maîtrisables car préventives,
fassent encore des victimes dans notre pays.
Pourtant que n’avons-nous entendu et que n’entendons-nous
autour de différentes campagnes conduites aux fins d’éradication
des grandes pathologies ?
Comme partout, l’Homme est la première ressource, la première
richesse du Mali. Son sort doit faire l’objet de tous les soins
pour son bien être physique, mental, intellectuel, professionnel
et social.
C’est là un impératif de survie nationale.
Dans le domaine du développement, de fortes et nobles ambitions
ont été proclamées. Cela est sûrement louable
mais nous aurions été rassurés qu’elles fussent
accompagnées d’égales ambitions en matière
de préservation de l’environnement, de protection de notre
fragile écosystème et de lutte résolue et méthodique
contre l’avancée du désert et la raréfaction
des ressources hydriques.
En visite récente au Mali, le Président du Parlement Européen,
Joseph Borrel FONTELES a poussé un vigoureux cri d’alarme
par rapport à la très prochaine accélération
de la dégradation de l’écosystème des régions
sahéliennes et sahélo-sahariennes.
La prise en compte de telles préoccupations rassurerait sur la
conscience effective de la nécessité impérieuse des
mesures nécessaires pour la sauvegarde de notre fragile environnement
et en tous cas, garantirait au moins la possibilité de poursuite
heureuse de nos activités dans les domaines de l’agriculture,
de l’élevage, et de la pêche, activités vitales
pour notre économie nationale.
Il serait vain de couvrir tout le pays d’équipements agricoles,
d’en doter chaque paysan malien, si la terre nourricière
n’existait plus.
Il s’agit donc ici aussi non pas de donner dans les actions d’éclat,
d’adhésion électorale facile, mais de dire la vérité
au monde rural, de l’organiser et de le former pour sauvegarder
son bien le plus précieux : la terre.
Chers amis, je pourrais poursuivre encore longtemps sur des sujets de
très vives préoccupations qui, s’il en était
besoin, justifieraient à souhait l’engagement du R.P.M. aux
cotés de notre peuple pour l’édification d’une
démocratie enfin digne de son passé, et de tout son parcours
historique contemporain, de la construction d’un Etat de droit véritable
et non sa caricature, d’une économie moderne, gérée
de manière orthodoxe et efficiente et non par à-coups spectaculaires.
Enfin, chers amis, chers militants, chers sympathisants.
Au moment ou le parti R.P.M. vient de nous investir solennellement pour
porter ses couleurs d’espoir, de vie et d’un autre demain,
je vous demande à toutes et à tous, d’implorer Allah
Soub’hana Wat’Allah pour qu’il fortifie nos frêles
épaules par toutes vos ardentes prières,
afin que je puisse conduire avec dignité et compétence votre
quête d’un demain meilleur.
Je souhaite une campagne à hauteur de la réputation de notre
peuple et de notre pays, de l’humanisme Soudanien nourricier et
fécond pour qu’avec les autres acteurs qui seront concernés,
nous puissions éclairer avec calme, respect et considération
réciproque, le vaillant peuple du Mali sur nos projets respectifs.
Il serait hautement souhaitable, que des débats utiles soient instaurés
à la télévision pour des échanges sûrement
éclairants entre candidats.
Le projet démocratique malien devrait pouvoir relever un tel défi
qui n’est qu’une pratique réputée normale dans
toute démocratie de bon aloi.
Aidez-nous ! Aidez-vous !
Aidez-moi à faire en sorte que nous retrouvions notre trajectoire
et que nous maintenions notre unité nationale contre les dérives
régionalistes auxquelles nous assistons aujourd’hui.
Voyez où risque d’aller notre grand et beau pays par rapport
à ce que nous souhaitons qu’il redevienne pour le plus grand
bonheur de tous ses enfants.
Qu’Allah Soub’hana Wat’Allah protège et préserve
le Mali !
Merci à toutes et à tous.
A Salamaleïkoum ramatoulaye t’Allah wa barakatouhou !
Allah k’a tigné dèmè !
Vive le Mali éternel !
Vive le R.P.M. pour y jouer tout son rôle ! |